Des bénévoles du monde entier poursuivent l’œuvre de mère Teresa
le 24/12/2008 à 16h10
par Mani Singh
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La mort de Mère Teresa il y a 11 ans n’y a rien changé. Les centres d’accueil des mourants, des malades et des orphelins attirent toujours des centaines de bénévoles internationaux en Inde. Comment se passe une journée auprès des plus démunis ? Reportage à Calcutta, dans le "mouroir" de Kalighat.
Être bénévole pour les Missionnaires de la Charité, ça
commence, pour ceux qui le souhaitent, par une messe, à 6 heures du matin. Les
voix des sœurs de Calcutta, vêtues de leurs saris blancs à bordures bleues, se
mêlent à celles de quelques volontaires matinaux, en sandales et short, dans
des chants religieux aux accents multicolores.
Pour écouter les chants des sœurs de Mère Teresa à Calcutta,
cliquez en haut à droite de cet article.
C'est l'heure du petit-déjeuner des bénévoles : ils
sont une quarantaine à mordre dans le cake au beurre et à savourer le thé au
lait brûlant offert par les soeurs. "L'été, nous sommes plus de quatre
cent", assure un jeune séminariste allemand. Espagnols, Français,
Allemands, Canadiens, Américains et Coréens papotent comme des amis de toujours.
Bonne humeur et esprit positif : une longue journée les attend.
Le centre Prem Dan, au milieu de l'un des bidonvilles de
Calcutta, regroupe des femmes âgées et sans ressources. Hélène, une étudiante
française qui a profité d'un passage à Calcutta pour donner de son temps,
enfile un tablier et regarde les dizaines de petites vieilles, crânes rasés,
corps décharnés, alitées le regard dans le vide qui attendent des soins ou de
l'attention. Ici, personne ne va vous dire quoi faire. "Sur place,
l'accueil est rapide et les sœurs ne peuvent pas consacrer de temps aux
bénévoles : tu devras donc observer par toi-même et te lancer",
explique Colombe sur un forum après un séjour dans un foyer de mère Teresa en
Haïti.
Pour les bénévoles qui n'ont pas de formation médicale, la
journée consiste à faire la lessive, la vaisselle, à installer les dizaines de
matelas, mais aussi à apporter du réconfort aux malades par une présence. Pas
de langue commune entre les bénévoles et les femmes bengalies, mais une main
tenue qui rassure, une comptine espagnole qui berce, une caresse sur une nuque
fripée semblent apaiser la douleur et la solitude. Des bénévoles vernissent les
ongles racornis de leurs aînées, comme pour restaurer une féminité anesthésiée
par la misère et la maladie.
Un peu à l'écart, il y a une femme au visage entièrement
bandé. Sa belle-famille lui a jeté de l'eau bouillante sur le visage, une
pratique courante en Inde.
La scène est insupportable. Elena, une Espagnole aux yeux gris lui tient tendrement
la main et lui chuchote "ça va aller mamie", pendant qu'une
infirmière désinfecte les lambeaux de peaux de son visage fantôme.
"Ici, on côtoie la mort de près", expliquent
Stéphanie et Rachel, deux étudiantes américaines. Toutes les deux veulent
devenir médecins. "On ne s'habitue pas à l'odeur d'excréments et à la vue
des vers qui rongent les plaies, on se sent parfois tout petit face à cette
misère, mais on sort grandies de cette expérience", poursuivent-elles.
L'année prochaine, elles commenceront leurs études de médecine, avec une
certitude : "prendre du recul et venir dans ces foyers nous motive
davantage à poursuivre nos études. Faire la vaisselle, c'est indispensable,
mais on voudrait faire plus."
Les foyers de mère Teresa accueillent tous les bénévoles
pour une journée, une semaine ou plusieurs mois. L'inscription est obligatoire
sur place.
Pour connaître les centres Mère Teresa : cliquez ici.
PauvretéReligionSpiritualitéSanté
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Liso a écrit le 27/12/2008 à 14h59 :
Liso a écrit le 29/12/2008 à 19h32 :
ashokpascal a écrit le 26/1/2009 à 15h20 :
TO a écrit le 14/2/2009 à 6h42 :
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Aussi j'ai vu qu'il existait des chansons : Musique inspirée par Mère Thérésa ou dédiée à Elle. Pouvez-vous me dire comment me procurer cette musique. D'avance merci
Note :